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Montée en compétences : Comment l’IA révolutionne l’upskilling ?

Publiée le ‎‎‎‎‎
25/2/2026
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Montée en compétences : Comment l’IA révolutionne l’upskilling ?

En 2026, la montée en compétences des équipes devient indispensable pour les organisations. C’est un facteur de compétitivité, dans un contexte où les métiers évoluent à une vitesse éclair  : « 59 % des travailleurs auraient besoin de reskilling ou d’upskilling à l’horizon 2030 » (Future of Jobs Report, World Economic Forum 2025).

L’intelligence artificielle (IA) devient un levier décisif pour concevoir plus vite les modules de formation, accompagner mieux les apprenants et piloter plus finement la montée en compétences, à condition de l’utiliser au service de la compétence humaine, et non comme un simple générateur de contenus robotique.

Nous le voyons chaque jour chez edtake : les équipes L&D ne manquent ni de volonté, ni d’idées, mais de temps et de ressources pour suivre la cadence des transformations métiers. L’enjeu n’est plus seulement de « produire des formations » : il est de construire un système de compétences durable. Et l’IA a son rôle à jouer : copilote pour les concepteurs, et tuteur pour chaque apprenant.

Pourquoi la montée en compétences est devenue si stratégique ?

Les signaux sont clairs : le sujet « compétences » est en train de passer du radar Formation/RH, au radar Business.

Des métiers qui se transforment en continu

L’évolution des métiers est le résultat d’un faisceau de transformations simultanées : l’accélération technologique, l’arrivée de l’IA, les nouvelles exigences réglementaires, les attentes croissantes des collaborateurs et des clients. Les équipes L&D doivent gérer en parallèle la mise à jour des compétences sur tous ces aspects, tout en s’adaptant à de nouveaux modèles de travail (hybride ou full-remote), et l’accompagnement de parcours professionnels moins linéaires. Un vrai challenge.  

Pour les organisations, l’enjeu est de construire une boucle d’apprentissage continue, en actualisant les savoir-faire, et en accompagnant l’évolution des compétences, sans épuiser les équipes ni saturer les dispositifs de formation.

Aujourd’hui, le constat est clair :  

  • Produire plus vite ne suffit pas si les contenus ne sont pas actualisables
  • Multiplier les modules ne garantit pas la montée en compétences réelle

Du contenu à la compétence réelle

Les entreprises investissent massivement dans la production de contenus, mais peinent à relier formation et performance. Les dispositifs sont encore très centrés sur la production de contenus, plutôt que sur l’impact terrain de ces nouvelles connaissances acquises.

Pour les équipes L&D, le succès ne se mesure plus en heures consommées, ou en taux de complétion, mais en progression observable des compétences. La valeur d’un dispositif de formation se joue dans l’application en situation réelle, l’ancrage dans le temps et l’accompagnement.

Qu’est-ce qu’une montée en compétences durable ?

Pour clarifier le sujet, nous pouvons visualiser une montée en compétences durable comme un processus continu, qui combine quatre dimensions : 1 - Acquisition, 2 - Application, 3 - Renforcement, et 4 - Accompagnement.

1 - Acquisition des compétences

L’acquisition reste la porte d’entrée. Les collaborateurs doivent accéder à des ressources fiables, structurées et alignées avec les enjeux métier. La multimodalité s’impose comme standard, avec une majorité des offres de formation qui combinent présentiel et distanciel. La classe virtuelle, le e-learning scénarisé, ou le vidéo learning sont massivement utilisées en 2026 pour faciliter cette acquisition.  

À ce stade, l’enjeu pour les équipes L&D est de partir des besoins opérationnels réels, et de les traduire en objectifs pédagogiques mesurables. Cela suppose un travail d’ingénierie pédagogique en amont, en lien étroit avec les managers et les experts métier, afin de prioriser les compétences critiques et d’éviter une logique de catalogue déconnectée des enjeux business.

2 - Application en situation réelle

Une compétence n’existe vraiment que lorsqu’elle se traduit en comportement observable dans le travail. La montée en compétences durable suppose d’organiser :  

  • Des mises en pratique connectées au quotidien des apprenants : cas d’usage, simulations, missions quotidiennes.
  • Des feedbacks rapides pour corriger et renforcer les nouvelles pratiques.  

Cette phase d’application nécessite une collaboration étroite avec le management de proximité, qui joue un rôle clé dans l’observation des pratiques, le feedback et l’ajustement des comportements. Des dispositifs comme les mises en situation terrain structurées permettent de créer un pont concret entre formation et performance opérationnelle.  

3 - Renforcement et ancrage dans le temps

Les sciences cognitives démontrent que, sans rappel régulier, une grande partie des connaissances est oubliée quelques semaines après une formation. Or, beaucoup de dispositifs restent concentrés sur un temps court, avec peu ou pas de consolidation.  

Une montée en compétences durable intègre des rappels espacés (activités, quiz, cas pratiques), pour favoriser l’ancrage. Ces mécanismes peuvent être intégrés dans les parcours sous forme de micro-apprentissages, de défis périodiques ou de sessions de retour d’expérience, afin de renforcer la mémorisation et l’évolution progressive des pratiques professionnelles.

4 - Accompagnement continu

L’accompagnement continu, ce n’est plus laisser l’apprenant seul face à sa formation, mais offrir un soutien accessible à tout moment : pas seulement pendant une classe ou un module. L’objectif est de créer un environnement d’apprentissage permanent, où les collaborateurs peuvent poser des questions, partager des pratiques et bénéficier d’un feedback continu, favorisant ainsi l’engagement et la performance sur la durée.

Avec ou sans tutorat ? Chiffres ISTF 2025

Le rôle de l’IA dans l’accélération des compétences

Vous l’aurez compris, l’IA ne se résume pas à produire des contenus plus vite. Utilisée intelligemment, elle transforme la façon de concevoir, animer et piloter la montée en compétences, en intervenant à chaque étape du cycle d’apprentissage : de la conception des parcours jusqu’à l’accompagnement en situation de travail.

Accélérer la conception

Infographie de Lucie Dhorne - Résumé de la conférence au Learning Technologies 2026

L’IA est un véritable levier pour gagner du temps sur la conception et production de formation. C’est ce qu’illustre le retour d’expérience d’Assystem, acteur majeur dans la transition énergétique, qui a intégré le Copilote IA d’edtake dans ses pratiques, au sein de leur organisme de formation interne, l’« Assystem Institute ».

Chaque année, ils forment plus de 2500 collaborateurs et mobilisent plus de 230 experts formateurs sur des sujets techniques. L’enjeu était de taille.  En 2025, l’équipe L&D a ajouté 60 nouvelles formations à son catalogue, soit un volume équivalent à l’année précédente, mais avec une organisation repensée grâce à l’IA générative intégrée.

Les effets mesurés sont significatifs :

-  Le temps de réflexion pour formuler les objectifs pédagogiques est passé d’environ 40 min à moins de 5 min par formation.

-  La charge globale de conception est passée de 1000 jours-homme en 2024 à 425 jours-homme en 2025, soit un gain de temps de conception et de production de 40%.

Ce gain ne se traduit pas par une baisse d’exigence, au contraire : 65 % des formations concernées portent sur des contenus techniques. Concrètement, cela a permis à l’Assystem Institute de valoriser l’expertise interne à grande échelle, d’industrialiser la formation en maîtrisant les coûts, et de préserver le chiffre d’affaires en optimisant le temps expert.

Au-delà de la production de contenus, le Copilote IA d’edtake permet également de transformer des besoins métiers en objectifs pédagogiques structurés, facilitant l’alignement entre enjeux business et dispositifs de formation.

Le Copilote IA d'edtake

Nous avons détaillé ce retour d’expérience lors d’un webinaire sur la modernisation de la formation technique, avec Charlotte, Training Manager à l’Assystem Institute. Cet exemple démontre qu’une intégration raisonnée de l’IA peut servir un objectif de montée en compétences  : produire mieux, plus vite, sans dégrader la qualité pédagogique ni la place de l’humain.

Soutenir l’application en situation de travail

Une compétence ne devient stratégique que lorsqu’elle se traduit en comportements observables sur le terrain. C'est précisément là qu'intervient le tutorat intelligent : en stimulant des situations professionnelles complexes, en accompagnant l'apprenant dans ses décisions et en fournissant des feedbacks contextualisés tout au long du parcours.

Ces dispositifs rapprochent formation et performance opérationnelle, en intégrant l'apprentissage directement dans le flux de travail, là où la compétence se construit vraiment.

Renforcer l’ancrage dans la durée

Les mécanismes de renforcement évoqués précédemment : appels espacés, activités ciblées, exercices adaptés, trouvent dans l'IA un levier puissant. En s'adaptant aux zones de difficulté de chaque apprenant, ces dispositifs favorisent une mémorisation durable et une transformation progressive des pratiques, sans alourdir les parcours ni saturer les équipes L&D.

L’IA comme catalyseur de la transformation L&D

L’intégration de l’IA dans les dispositifs de formation ne vise pas à remplacer les équipes L&D ou les formateurs, mais à amplifier leur impact. Elle permet de libérer du temps sur les tâches à faible valeur ajoutée, de renforcer l’alignement entre formation et performance, et d’installer une logique de montée en compétences continue, pilotée par les enjeux business.

L’accompagnement continu : clé de la performance des compétences

Historiquement, le tutorat humain a toujours été un levier puissant d’engagement, si ce n’est le premier. Cependant, il est difficile voire impossible à déployer à grande échelle. Avec l’IA, un nouveau modèle devient possible.

 Répondre au moment du besoin

Les apprenants ont souvent besoin d’une réponse rapide, contextualisée, directement intégrée dans le flux de travail.

Le Tuteur IA permet aux apprenants de :

  • Poser une question sur une procédure, un cas client, un point de réglementation, et d’obtenir une réponse alignée sur les contenus de l’entreprise.
  • Demander des exemples, des reformulations, des mises en situation personnalisées.

Cela transforme chaque question en opportunité de montée en compétences, plutôt qu’en point de friction.

Offrir un tuteur à chaque apprenant, partout dans le monde

Les chiffres du baromètre ISTF 2025 démontrent que la présence d’un tuteur est le facteur n°1 d’engagement apprenant. Mais dans la réalité, offrir un tutorat humain à chaque apprenant, dans tous les pays, reste complexe. Avec un tuteur IA, chaque apprenant bénéficie d’un accompagnement individuel, 24h/24, quel que soit son fuseau horaire. L’expérience est adaptée au niveau, au métier et aux objectifs de chacun.

Maintenir l’engagement dans la durée

L’accompagnement par un tuteur permet d’identifier les signaux faibles de décrochage : baisse de connexion, abandon d’activités, quiz non terminés, etc. Il valorise également les progrès, en montrant à l’apprenant où il en est sur ses compétences clés.

L’IA ouvre la voie à un accompagnement continu, au-delà des temps formels de formation. À l’occasion du Learning Technologies 2026, edtake a lancé le Tuteur IA : un assistant d’apprentissage intégré directement dans les modules, disponible en continu pour soutenir les apprenants, détecter les blocages et fournir des feedbacks personnalisés.

Disponible en 63 langues, il permet d’offrir un support accessible à tout moment, dans des environnements de travail hybrides et internationaux, et de répondre à l’enjeu clé des organisations : ne plus laisser l’apprenant seul face à sa formation.

Le Tuteur IA d'edtake

L'IA offre donc des leviers puissants à chaque étape du cycle d'apprentissage. Mais pour les grandes organisations, une question se pose rapidement : comment déployer ces dispositifs à grande échelle, sans perdre en qualité ni en impact ? C'est là que le modèle change vraiment.

Passer à l’échelle sans sacrifier l’impact

Former à grande échelle, un enjeu « de taille » pour les grands groupes internationaux. Le risque, c’est de voir l’impact réel diminué.

Les limites du tutorat humain seul

Le tutorat humain reste essentiel, mais :

  • Il est coûteux à déployer à grande échelle.
  • Il dépend fortement des disponibilités et des compétences des tuteurs.
  • Il génère des expériences très variables d’un site ou d’un pays à l’autre.

Résultat : beaucoup d’organisations se résignent à des parcours peu tutorés, avec un impact limité sur la montée en compétences.

Accompagner des milliers d’apprenants simultanément

L’intégration de l’IA dans ses process de tutorat permet de :

  • Aider les équipes L&D à concevoir des parcours cohérents, structurés et alignés sur les compétences clés, même avec des ressources limitées.
  • Accompagner simultanément des milliers d’apprenants dans le monde, sans saturation ni perte de qualité.

Garantir une progression mesurable

Enfin, l’IA et les learning analytics donnent aux équipes L&D les moyens de piloter la montée en compétences avec des indicateurs plus robustes que le simple taux de complétion. Il devient possible de suivre :

  • La progression sur des compétences clés, au niveau individuel, d’équipe ou de métier.
  • Le nombre d’interactions par module, et la typologie de questions fréquemment posées
  • La corrélation entre dispositifs de formation, évolution des compétences et indicateurs business (productivité, qualité, satisfaction client).

Vers un nouveau modèle: concevoir intelligemment, accompagner durablement

Pour les équipes L&D, 2026 marque une bascule : l’enjeu n’est plus de « digitaliser la formation », mais de construire une stratégie de compétences réaliste, où chaque euro investi contribue à la performance et à l’efficacité business.

Ce nouveau modèle repose sur trois piliers complémentaires :

  • Conception augmentée par l’IA : avec un Copilote IA pour accélérer et fiabiliser l’ingénierie de formation, les équipes L&D peuvent se concentrer sur ce qui fait la différence : les objectifs, les compétences, la cohérence pédagogique, l’alignement business.
  • Accompagnement continu à grande échelle : avec un Tuteur IA qui répond au moment du besoin, rassure et valorise les progrès, chaque apprenant n’est plus jamais seul face à sa formation, même dans des dispositifs massifs.
  • Pilotage stratégique de la montée en compétences : en combinant données d’usage, analytics et IA, les équipes L&D peuvent enfin piloter les compétences comme un actif stratégique, en lien direct avec les priorités de l’entreprise.

Nous sommes convaincus que l’IA n’a de valeur que si elle renforce la compétence humaine : celle des équipes L&D, des experts métier, comme celle des apprenants.

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